mercredi 2 mai 2012

Appel aux contribuables

Bon, je récidive avec un autre billet à saveur politique. Soyez sans crainte, un billet à saveur chocolatée viendra sous peu. J’observe, comme vous tous, la grève qui sévit depuis 12 semaines et je dois avouer que je partage l’opinion du journaliste et blogueur Yves Boisvert. Le mouvement de grève s’essouffle. Vous me répondrez que le nombre de manifestants démontre le contraire. Pourtant, si la grève est encore fort présente sur la forme, la grève manque de souffle sur le fond. Sans me prononcer sur le fait que les étudiants ont raison ou tort de manifester leur désaccord, je dois avouer que j’étais déçue de la contre-offre. Je m’attendais à plus. C’était l’occasion de démontrer la valeur du diplôme, de la qualité d’enseignement au Québec par des arguments solides.

Ceci dit, vous avouerez comme moi que c’est définitivement l’impasse. Je ne vous apprends rien, on le crie sur toutes les tribunes. Que reste-t-il comme options? Que les étudiants reculent? Que Line Beauchamp recule? Ou peut-être une autre option. Peut-être est-elle loufoque, sans fondement, irréalisable, naïve mais je la lance comme ça, au vol, libre à vous de l’attraper. Il ne sert strictement à rien d’avoir des appuis si on n’apporte rien sur la table. Des appuis doivent être concrets, appuyés sur des gestes concrets. Que les contribuables qui appuient les étudiants, dans toutes les sphères d’activités apportent eux aussi une proposition, leur propre «plan d’affaires». Qu’ils établissent ce qu’ils sont prêts à apporter en terme de contribution fiscale. C’est la chance qui est offert aux étudiants de consolider leurs appuis, de mettre en valeur la formation qu’ils défendent. Sinon, on restera toujours dans l’impasse, soit 2 positions qui s’affrontent sur du vent.

Comme je le mentionnais dans un précédent billet, il faut arrêter de faire l’autruche. Le véritable débat se situe ailleurs. Le Québec vieillit, les dépensent augmenteront et les revenus diminueront. Il faut faire des choix, vite, rapidement, maintenant.

6 commentaires:

  1. 0,5% d'imposition sur mes profits d'entreprise, et les étudiants acceptent une hausse de la moitié de celle proposée par le gouvernement.

    Martin

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  2. Évidemment, le gouvernement laisse sur la table les modifications aux régimes de prêts et bourses, il ne les retire pas!!!

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  3. Je continue de croire qu'il faut un médiateur et reprendre les négociations avec une hausse dite de rattrapage, on nous propose 75 % sur sept ans et une indexation de 2% pour les années 6 et 7 de la hausse. Je reviendrais avec 15 % de hausse et une indexation au coût de la vie à compter des années 6 et 7... Et on s'assure qu'il y ait un comité avec membres étudiants pour la bonne gestion des universités.

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  4. Merci pour vos propositions.

    À tous les lecteurs à titre de mise à jour du billet: Gardons tout de même en tête que la dette du Québec, selon le Vérificateur général, se situe à 7,681 milliards de dollars au cours de son dernier exercice financier complet, portant celle-ci à plus de 50% du produit intérieur brut de la province. Donc, l'argent, il faut le chercher ailleurs. Seriez-vous prêts à mettre autant d'argent en imposition supplémentaire? C'est bien plus qu'un problème de hausse des frais de scolarité selon moi mais plutôt un problème de contribution globale, un débat de société.

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  5. "Le Québec vieillit, les dépensent augmenteront et les revenus diminueront. Il faut faire des choix, vite, rapidement, maintenant."

    C'est vrai, je fais déjà ma part (impôts, taxes et financement de l'éducation de mes enfants) et je peux faire plus. Mais mettre encore plus d'argent dans le système sans savoir où va l'argent c'est encourager le gaspillage. Se comporter en bon gestionnaire, c'est refuser toute injection de fonds additionnels sans avoir toute l'information (MELS, universités) et les données clairement présentées. C'est ce que mon banquier me demanderait.

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    1. Je suis d'accord avec toi, le travail a été mal fait, à la limite bâclé.

      En fait, ce qui me préoccupe, c'est qu'on s'entend tous qu'il y a une dette mais jusqu'à présent, ce qu'on entend c'est l'éternel «pas dans ma cour». Oui, contribuons mais pas moi, c'est au voisin à le faire. Et je ne vise pas les étudiants spécifiquement, c'est une constatation générale qui ressort du débat global au fil des semaines

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