lundi 30 avril 2012

Si le débat se situait ailleurs

C’est de plus en plus un secret de Polichinelle. À force de le chuchoter à gauche, à droite, mes couleurs sont de plus en plus affichées. Comme le dit si bien Xavier Dolan, pourquoi s’empêcher de rêver et d’afficher nos rêves? Je caresse, depuis le CEGEP, même un peu avant, au secondaire, le rêve de me lancer en politique. Ce qui explique un peu mes billets plus engagés que la simple réalisation d’une omelette à laquelle vous êtes habitués. Soyez rassurés, ce blogue reste gourmand. Je suis bien trop gourmande pour m’en passer.

Depuis plus de 11 semaines, le Québec traverse une crise. Une grosse crise. Personnellement, j’ai l’impression que les manifestions cachent quelque chose de plus sournois que la simple hausse des frais de scolarité. Ce quelque chose mentionné à quelques reprises par les politiciens mais vite caché en dessous du tapis. Si la mentalité Brault et Martineau québécoise «Achetez maintenant payez plus tard» ne tenait plus? Le Québec vieillit, ses revenus baissent.

Le Québec me fait de plus en plus penser à un futur retraité qui souhaite garder son niveau de vie malgré une baisse de revenus prochaine. Tout ce qui est soulevé à travers les médias, les blogues et les échanges nous ramène à la même réflexion. Comme plusieurs l’ont soulevé, la situation actuelle dans les divers services qui nous sont accessibles de façon "gratuite" ou à faible coûts est à revoir au complet. Est-ce aux étudiants à contribuer? Je ne le sais pas. Il faut couper. Mais il faut admettre que parler du niveau de vie des étudiants, l’assainissement des finances publiques nous éloigne de la véritable question, soit si le débat se situait ailleurs?

Mise à jour:

Je m'attendais à quelques réactions mais pas autant que celles qui ont pris forme sur les médias sociaux. Pourtant, le problème est bien réel. L'État providence, tel qu'on le connait, vit un essoufflement. Il suffit de lire les paradoxes québécois soulevés par Gilles Parent pour comprendre qu'il y a des choix à faire.

Mise à jour 2:

Ce billet ne laisse personne indifférent. Cependant, il faut prendre en considération, comme le souligne Martin Coiteux, que la dette du Québec, selon le Vérificateur général, se situe à 7,681 milliards de dollars au cours de son dernier exercice financier complet, portant celle-ci à plus de 50% du produit intérieur brut de la province. C'est le Québec qui porte la dette la plus lourde de toutes les provinces. La population vieillit, les dépenses en santé vont augmenter, le nombre de contribuable baisse. Un contrôle plus serré des dépenses est plus que nécessaire. Il y a des choix à faire.

dimanche 29 avril 2012

Clafoutis aux pamplemousse

Pendant que les manifestions étudiantes ont lieu un peu partout au Québec, tandis que plusieurs rumeurs concernant la destitution de Gabriel Nadeau Dubois de la CLASSE vont bon train, j'ai envie de vous partager simplement mon coup de coeur, mon clafoutis au pamplemousse. Le pamplemousse est sous utilisé, à tort. De grâce, ne le limitez plus à une moitié saupoudrée de sucre. Rendez-lui hommage

Ingrédients

2 pamplemousses roses sans les membranes

80 g de farine
3 cuillères à table de cassonade
1 pincée de sel
1 bonne pincée de gingembre
3 oeufs
350 ml de lait
2 cuillères à table de rhum
25 g de noix de coco
25 gr de beurre


Mélangez la cassonade, le sel, la farine, le gingembre, le beurre et les œufs

Ajoutez le lait puis le rhum et la noix de coco

Versez dans un moule beurré, ajoutez les morceaux de pamplemousse

Faites cuire 35 à 30 minutes à 350 F

Pendant ce temps, faites chauffer 75 ml d'eau , 30 g de cassonade et 1 cuillère à table de jus de pamplemousse et versez sur le clafoutis sortant du four

Photo © Carl Tashian

vendredi 27 avril 2012

Recette magique pour un rôti tendre et moelleux

Rendons à César ce qui est à César. L'idée de saumure vient de Richard Bastien du Leméac. Cependant, j'ai modifié la recette pour rendre le rôti plus fumé. C'est une journée idéale pour le préparer. Et c'est idéal pour les paresseux, ca se fait prépare presque ça nous. Ca nous permet d'écouter les informations concernant l'offre de Jean Charest, Line Beauchamp, la réaction de Gabriel Nadeau Dubois de la CLASSE, de Martine Desjardins de la FEUQ et de Léo Bureau-Blouin de la FECQ et de suivre la visite du Dalaï Lama à Ottawa.

Ingrédients - Saumure

1 rôti
4 tasses d'eau

1 tasse de sel
1 tasse de sucre
1 bulbe d'ail coupé en deux
1 cuillère à table de graines de coriandre
1 cuillère à table de Lapsang Souchong
1 cuillère à table de grains de poivre
3 clous de girofle
Tiges de cerfeuil
Tiges de romarin
Tiges de basilic
Ciboulette
1 bâton de cannelle
Poireaux

Versez l’eau, le sel et le sucre, faites chauffer pour faire fondre le tout.

Ajoutez les autres ingrédients et faites tremper la viande 24 heures

Ingrédients – Rôti


Poireaux tranchés

Oignons tranchés
3 gousses d’ail
Huile d’olive
Beurre
Herbes qui vous tombent sous la main
1 tasse d’infusion de de Lapsang Souchong
3/4 de tasse de bouillon de bœuf
¼ de café
1 tasse de sangria

Faites revenir l’ail, les poireaux et les oignons avec l’huile d’olive

Déglacez à la sangria

Ajoutez le bouillon, le café, l’infusion et le reste des ingrédients

Déposez la viande et faites cuire 30 minutes à 400 F puis 5h00 à 300 F

Photo © Tamorlan


Salutations à Madame Chose....

jeudi 26 avril 2012

Règlement du conflit 101

J’ai hésité avant d’aborder le sujet. Pour plusieurs raisons. Premièrement, tout le monde donne son point de vue, on finit par se perdre avec la multiplication des belles-mères. Deuxièmement, à chaque fois que quelqu’un donne son point de vue, le seul résultat est de jeter de l’huile sur le feu. Sauf que personnellement, à voir le conflit dégénérer, les arrestations se multiplier, les positions de plus en plus fermes prendre forme, les affrontements police/manifestants devenir une activité régulière, je finis par m’inquiéter de l’issue du conflit. Loin de moi l’intention de vous faire la leçon, chères parties, ce billet est simplement un appel au gros bon sens. Rien de plus, rien de moins.

On parle beaucoup de médiation un peu partout. Bien sûr, la médiation est un processus de résolution de conflits et pourrait s’avérer une piste de solution. Sauf que le médiateur est un tiers impartial qui guide la négociation entre les parties. Le médiateur ne peut imposer de solution aux parties, ce n’est pas son rôle.

Or, si j’observe le conflit d’un point de vue neutre, sans prendre la position pour l’un ou pour l’autre, j’observe certaines lacunes chez les parties en cause. Que ce soit par le processus de médiation ou par le processus de table de négociation, certaines règles de base semblent avoir été oubliées.

Les parties doivent s’engager à collaborer de bonne foi afin de trouver des solutions mutuellement satisfaisantes.

Les parties doivent s’engager à la suspension de toute procédure judiciaire en cours pendant le processus, incluant injonction, manifestation, etc

Priorité aux communications franches et respectueuses entre les parties, lors des rencontres, non pas par le biais de tribunes publiques.

Poser un regard sur l’avenir plutôt que de s’attarder sur le passé et diriger les discussions sur les intérêts plutôt que les positions.

Les parties doivent comprendre le point de vue de l’autre partie.

Identifier les enjeux entourant le litige. Je finis par me demander si les parties n'ont pas perdu l'objectif principal. Ce conflit finit par devenir un débat de société avec 1001 critères qui s'additionnent au fur et à mesure que les esprits s'échauffent.

Guider, à l’aide d’un médiateur puisque la solution semble être soulevée à quelques reprises, les parties dans la recherche des intérêts, préoccupations et besoins communs et précis

Explorer les options satisfaisantes fondées sur des critères objectifs

Si ces points qui peuvent sembler théoriques sont appliqués, peut-être que oui, nous finirons par en voir l'issue.