mardi 12 avril 2016

La sombre réalité du milieu agricole

L’Association des Médecins Vétérinaires Praticiens du Québec mentionnait récemment que près de deux cents fer­mes pour­raient bien être dé­man­te­lées d'ici le 1er mai. En 2015, en se concentrant uniquement sur la ferme laitière, le Québec a vu 257 entreprises cesser leurs activités. La relève est incapable de suivre. En effet, le coût de la machinerie est trop élevé, avec un coût de 200 000$ à 300 000$.

Ginette Lafleur, doctorante en psychologie, a mené une enquête lui permettant de rejoindre quelque 1 800 producteurs de lait provenant du Québec, de la Franche-Comté, en France, et de la Suisse romande comme le rapporte l’UPA.

Selon les données recueillies, 46 % des agriculteurs québécois sont en détresse psychologique. L’enquête a aussi révélé que 45 % des agriculteurs québécois considèrent leur niveau de stress quotidien élevé comparativement à 27 % de la population générale. Les facteurs de stress rencontrés sont l’imprévisibilité de la météo (66 %), les charges de travail (60 %), les exigences environnementales (57 %), la diminution des revenus (55 %), la rareté de la main-d’œuvre (51 %), l’endettement (49 %) et les bris d’équipements (45 %). Mme Lafleur retient également que la multiplication des tâches administratives et le stress lié à la performance comme étant des éléments. Selon ses données recueillies, les agriculteurs sont aussi plus vulnérables aux facteurs de stress familiaux et financiers puisque la ferme est à la fois un milieu de vie et de travail.

Le portrait n’est pas plus rose au Royaume-Uni. En effet, selon Munchies, l’effondrement global des prix alimentaires a entraîné le résultat que certains agriculteurs ont gagné moins que le salaire minimum en 2015. Plus de 87 000 travailleurs agricoles britanniques ont quitté l'industrie entre 1993 et ​​2001.

Comme me soulignait François Démontagne, Responsable du contenu numérique pour l’UPA, cette dernière, par l’entremise des fédérations régionales ( au nombre de 12 fédérations) offre des services de soutien, comme l’organisme Au cœur des familles agricoles en Montérégie, du réseau Sentinelles en Mauricie, en Montérégie ou d’initiatives comme La Coopérative de solidarité de services de remplacement agricole dans le Centre-du-Québec. Ce dernier permet aux producteurs d’être remplacés en cas d’accident, de maladie, de décès, de congé parental ou d’implications professionnelles. Il leur donne aussi la possibilité de prendre des vacances pour un repos bien mérité ou d’obtenir un coup de pouce lors d’une surcharge de travail.


Merci à l'Union des Producteurs Agricoles pour sa précieuse collaboration

Par respect pour le temps et le travail des blogueurs, citez vos sources. Merci.


Photo © Luis Miguel Bugallo Sánchez





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